Pourquoi les canicules coûtent-elles plus cher à l'État lorsqu'elles surviennent en juin ? Fermetures d'écoles, baisse de la consommation, hausse des dépenses de santé et de chômage partiel : les épisodes de canicule pèsent directement sur les finances publiques. Un coût qui pourrait dépasser 200 milliards d'euros pour l'économie française dans les années à venir. Les épisodes de canicule ont un coût pour l'État et pour l'économie. Et ce coût est encore davantage élevé lorsqu'ils surviennent tôt dans l'année. Une canicule au mois de juin est ainsi plus coûteuse qu'une canicule en août puisqu'au cœur de l'été, une partie des Français est en congés, les enfants sont en vacances. Les conséquences économiques sont donc souvent moins importantes. Concernant la canicule qui touche encore, lundi 22 juin, le pays, plusieurs centaines d'écoles ont dû fermer en raison de la chaleur. Les parents sont donc contraints de garder leurs enfants, en posant des congés ou en faisant du télétravail. Résultat : leur productivité et leur efficacité peuvent en être affectées. Autre exemple concret : les effets d'une canicule sur le commerce sont généralement plus marqués en juin qu'en août. Or, les soldes d'été commencent mercredi 24 juin cette semaine. Avec des températures approchant les 40 degrés, de nombreux consommateurs français pourraient ne pas se rendre dans les boutiques, à l'exception des centres commerciaux climatisés. Or, une baisse des ventes signifie aussi moins de TVA et moins de recettes fiscales pour l'État. Moins de recettes, plus de dépenses pour l'État À fin du mois de mai, les fortes températures ont entraîné une hausse des passages à l'hôpital. Une note du ministère de la Santé montre que les recours aux soins d'urgence liés aux déshydratations et aux malaises ont été deux fois plus nombreux dans les départements placés en vigilance, orange canicule que dans les autres. Cela représente des coûts supplémentaires pour les finances publiques : davantage de personnels doivent être mobilisés dans les hôpitaux et les Ehpad, plus de soins doivent être pris en charge, et finalement davantage d'arrêts maladie sont indemnisés par la Sécurité sociale, dont le déficit dépasse déjà les 20 milliards d'euros. Le constat est similaire pour l'activité partielle. Lorsque les conditions de travail ne sont pas réunies, certains salariés peuvent être placés en chômage partiel, une partie de leur rémunération étant alors prise en charge par l'assurance chômage. Autant de dépenses supplémentaires qui viennent accentuer la pression sur le gouvernement qui espérait ramener le déficit public à 5% en 2026. Entre la crise des carburants, la multiplication des épisodes de canicule, cet espoir vole en éclat. Les perspectives à moyen terme ne sont pas non plus rassurantes. Selon les estimations de l'assureur Allianz Trade, les épisodes de chaleur pourraient coûter plus de 200 milliards d'euros à l'économie française d'ici à 2030. À regarder - Fête de la musique : une soirée à haut risque - Incendie : des flammes dévorent un hôtel - Violents orages : la foudre s'abat sur plusieurs maisons - Canicule : “845 écoles et collèges seront fermés en France” - Étirez-vous quand vous baillez - Un violent orage frappe Zurich en Suisse - Des coquilles Saint-Jacques pour rénover les routes - Vers de nouvelles annulations de trains sur le réseau SNCF ? - Alcool, baignades... Ce qui est interdit à Paris pour la Fête de la musique - Des serpents nageurs à Ibiza - Fredz : "La musique
Pourquoi les canicules coûtent-elles plus cher à l'État lorsqu'elles surviennent en juin ?
Source originale : franceinfo.fr
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