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Maghreb

Coupe du monde 2026 : à la découverte des Algériens d’Amérique

Coupe du monde 2026 : à la découverte des Algériens d’Amérique

Alors que les projecteurs du monde entier se braquent sur la Coupe du monde de football 2026, cet événement planétaire offre également une occasion unique de braquer la lumière sur des communautés souvent moins médiatisées. C'est le cas de la diaspora algérienne d'Amérique, dont la présence et l'influence sont moins connues que celles de leurs compatriotes établis en Europe, notamment en France. Pourtant, de l'autre côté de l'Atlantique, une communauté algérienne dynamique et florissante s'est développée, manifestant un attachement indéfectible à ses origines.

L'arrivée de l'équipe nationale algérienne à Kansas City début juin, où elle a établi ses quartiers pour la compétition, a déclenché une vague d'enthousiasme inattendue. De nombreux supporters algériens se sont rassemblés pour accueillir et encourager le groupe, créant une ambiance festive. Une Franco-Algérienne, dont la mère est originaire du Kansas, a d'ailleurs exprimé sa surprise au média local KCTV5 face à la quantité de drapeaux algériens visibles à Lawrence, la petite ville hôte de la délégation. Elle a confié avoir pensé être l'une des rares représentantes de cette communauté, une perception rapidement démentie par la réalité du terrain.

Depuis le début du mois de juin, les Algériens d'Amérique célèbrent à travers les États-Unis. Des dizaines de vidéos partagées sur les réseaux sociaux ont permis de découvrir cette diaspora, ses lieux de rencontre et ses établissements. Ces témoignages visuels ont révélé deux réalités souvent méconnues : un lien profond avec leur patrimoine culturel et une intégration réussie au sein de la société américaine. Le respect dont ils jouissent est également palpable, comme en témoignent les nombreux amis et voisins américains qui ont affiché leur soutien à l'équipe d'Algérie dans les rues.

Cette diaspora compte en son sein de nombreuses personnalités ayant atteint les plus hautes sphères, à l'image des professeurs Elias Zerhouni et Noureddine Melikechi dans le domaine de la recherche scientifique. D'autres réussissent discrètement dans divers secteurs, parfois inattendus. Lotfi Zidane, un homme d'affaires de 42 ans originaire de Mostaganem, en est un exemple marquant. Arrivé aux États-Unis il y a vingt ans, il a d'abord appris la langue et la culture locale avant de fonder sa propre entreprise de sécurité privée en Californie. Sa société assure des missions habituellement dévolues à la police, telles que la régulation de la circulation, palliant ainsi le manque d'effectifs des forces de l'ordre locales.

À l'occasion du deuxième match de l'Algérie en Californie, Lotfi Zidane a pris la parole pour prodiguer des conseils aux supporters. S'exprimant dans un arabe algérien impeccable devant l'imposant Levi's Stadium de San Francisco, il a rappelé l'importance de respecter les lois locales, notamment concernant l'usage de produits pyrotechniques, considéré comme un délit grave en Californie. Il a souligné que si la mission de l'équipe est de gagner, celle des supporters est d'être les ambassadeurs dignes et respectueux de leur pays. Ces parcours, comme celui du Dr Bendaoud, un pédopsychiatre installé à Los Angeles depuis 36 ans, illustrent un enracinement profond et un attachement indéfectible à l'Algérie, souvent transmis de génération en génération.

La Coupe du monde 2026 offre ainsi une plateforme précieuse pour mettre en lumière cette diaspora algérienne d'Amérique, discrète mais puissante. Elle révèle une communauté qui, tout en honorant ses origines et en maintenant des liens forts avec sa patrie, a su s'intégrer brillamment et contribuer activement à la société américaine, projetant une image positive de pont culturel entre deux continents.

Source originale : tsa-algerie.com

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