Déployer l’IA à grande échelle dans les entreprises ? Les banques envisagent déjà des garde-fous L'instance de coordination des autorités financières des pays du G20, le FSB, ouvre une consultation publique jusqu'au 22 juillet 2026 pour commenter des règles visant à encadrer l'usage de l'intelligence artificielle dans les banques, les assurances et chez les gestionnaires d'actifs. L’usage de l’intelligence artificielle tend à se banaliser dans notre quotidien. Toutefois son déploiement pose la question de son encadrement dans un contexte professionnel. C’est exactement le constat effectué par le Conseil de stabilité financière (FSB), l’instance chargée de coordonner les autorités financières des pays du G20, qui a documenté les nombreux cas d’utilisation de l’intelligence artificielle déjà en vigueur dans le secteur bancaire. Qu’il s’agisse de l’octroi de prêts, de la détection de pratiques frauduleuses ou de la surveillance de transactions. Son niveau d’adoption est tel que cette instance officielle a initié mi-juin 2026 une consultation ouverte à tous jusqu’au 22 juillet 2026 pour commenter une liste de douze « bonnes pratiques » destinée à encadrer l’usage de l’IA par les banquiers, assureurs et autres gestionnaires d’actifs financiers. Sa version finale sera publiée en octobre prochain. Soit sept questions pour dire si vous trouvez les recommandations suffisamment compréhensibles et pratiques. Et si, d’après vous, elles prennent effectivement en compte les risques liés à cette implication accrue de l’intelligence artificielle dans les sphères financières. Encadrer pour éviter de légiférer ? Pour commencer, précisons que le FSB n’envisage pas à ce stade de créer d’obligations juridiques mais d’établir des règles relatives à une adoption « responsable » de l’IA. Une approche qui pourra d’ailleurs être étendue par la suite à d’autres secteurs d’activité. Le Conseil de stabilité financière plaide pour renforcer la supervision humaine des modèles d’intelligence artificielle. Donc pas question d’une autonomie laissée aux algorithmes. Les directions des entreprises utilisatrices doivent par ailleurs superviser la qualité des jeux de données qui servent à entraîner les IA. Elles doivent également veiller à ne pas se placer en situation de dépendance technologique à l’égard d’éditeurs de solutions qui pourraient faire varier leurs prix à la hausse sans préavis, voire couper subitement l’accès à leurs services. Une situation devenue réalité le 12 juin 2026 lorsque la société Anthropic a désactivé brutalement ses deux modèles d’IA les plus puissants, faute de pouvoir se conformer aux ordres de l’administration Trump de n’en réserver l’accès qu’aux seuls ressortissants des Etats-Unis. Des risques déjà identifiés Outre les failles de cybersécurité, qui peuvent être exploitées par les pirates comme avec tous les programmes informatiques, l’instance du G20 s’inquiète que les mêmes modèles d’IA équipent les principaux acteurs financiers. Car cela signifie qu’ils pourraient tous réagir de manière identique en cas de crispations sur les marchés financiers, avec un possible effet boule de neige qui amplifierait des hausses ou des baisses des cours. L’intérêt de la démarche du FSB est d’évoquer les possibles dérives et les enjeux liés à une prochaine généralisation de l’IA dans un pan stratégique de l’économie. Un sujet qui mérite que chacun, en tant que citoyen, actionnaire ou salarié s’y intéresse pour se faire une opinion sur ces nouveaux modes d’ac
Déployer l’IA à grande échelle dans les entreprises ? Les banques envisagent déjà des garde-fous
/2026/06/20/6a36c1b2c78d7410412915.jpg)
Source originale : franceinfo.fr
← Lire L'Écho du Matin en entier