Les récoltes menacées par les fortes chaleurs En semaine - Présenté par Léa Salamé - Rédacteurs en chef Hugo Plagnard, Julien Duperray - Rédacteurs en chef adjoints Frédéric Boisset, Anne-Charlotte Hinet, Sébastien Renout Le week-end - Présenté par Laurent Delahousse - Rédacteurs en chef Elsa Pallot - Rédacteurs en chef adjoints Arnaud Comte, Margaux Manière, Julien Gasparutto La chaleur abîme les cultures. Avec un effet dit de "sèche-cheveux", la végétation est brutalement asséchée et cela inquiète terriblement les agriculteurs qui craignent de perdre leurs récoltes et leurs bêtes. Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. 38 degrés dans un élevage dans la Manche, en Normandie. Les 60 vaches laitières d’un éleveur sont en souffrance. "On voit elles battent du flanc, elles sont tout le temps essoufflées. En 22 ans, c'est la première année qu'on voit les vaches souffrir autant que ça", assure Sylvain Lemenorel, éleveur. Les ventilateurs ne suffisent plus à les rafraîchir. Ils brassent de l'air chaud. Les vaches mangent moins. À la traite, la baisse de production de lait se fait déjà sentir. "Et vu la semaine qui nous annonce, on sait qu'on va perdre 20 % de lait", regrette l’agriculteur. Chaque jour, Sylvain Lemenorel va voir celles qui sont dehors. Elles sont pleines. Il a peur pour elles. L’effet "sèche-cheveux" Les animaux souffrent, les cultures aussi. Ce que les agriculteurs redoutent, c'est l'effet appelé "sèche-cheveux". Quand il fait plus de 42 degrés, si un vent très sec se lève, la végétation peut griller en quelques heures, un phénomène qui pourrait arriver dans les prochains jours. Dans le Val-d'Oise, une exploitation n'en est pas là, mais elle doit lutter contre la sécheresse. Exceptionnellement, tous les midis, une serre est rafraîchie. "L'objectif, c'est de baisser la température de la serre. Avec l'humidité, on rafraîchit l'atmosphère", explique Florian Léchaudé, gérant EARL Bois de Cergy (FDSEA 95). Opération sauvetage des melons. L'agriculteur doit arroser plus souvent avec le goutte-à-goutte. Commencer plus tôt, finir plus tard, un travail harassant sous une température inédite. Il avait déjà perdu 40 % de sa production de fraises lors des chaleurs en mai. Cette canicule, c'est trop pour lui. "Ça, plus ça, plus ça, à un moment ça sature. On se demande si demain on arrivera à tout payer", craint Florian Léchaudé. Lors de la canicule de 2003, la production agricole avait chuté. Les pertes avaient atteint 4 milliards d'euros. Parmi nos sources : Le rapport sénatorial sur l’impact de la canicule de 2003 https://www.senat.fr/rap/r03-195/r03-19510.html Etude INRAE sur les conséquences des canicules sur les productions animales https://productions-animales.org/article/view/9200 Liste non exhaustive À regarder - Migrations en Europe : la réalité des chiffres - La nuit la plus chaude jamais enregistrée à Poitiers - Les records absolus de chaleur battus ce 22 juin - Royaume-Uni : dix ans après le Brexit, l'inoxydable popularité de Nigel Farage - Plongée dans les rues de Téhéran marquées par la guerre - Cours, examens : ce qui change avec la canicule - Pastèque : une passion rafraîchissante - Oral de français : t'es prêt ? - Canicule : 49 départements en rouge - Ces lycéens apprennent à sauver des vies - Des cours d’IA pour tous les élèves de seconde - Le Marché du Soleil, temple de la contrefaçon, au cœur d'un vaste procès - Trafic d
Les récoltes menacées par les fortes chaleurs
/2026/06/22/6a398f313f4a2551831141.jpg)
Source originale : franceinfo.fr
← Lire L'Écho du Matin en entier