L'ÉCHO DU MATIN
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Une conférence sur l'Ukraine s'ouvre à Gdansk, en Pologne, sans Volodymyr Zelensky

Une conférence sur l'Ukraine s'ouvre à Gdansk, en Pologne, sans Volodymyr Zelensky

La ville polonaise de Gdansk est le théâtre, jeudi et vendredi, d'une conférence cruciale dédiée à la reconstruction de l'Ukraine. Cet événement rassemble des figures politiques et des acteurs économiques, principalement européens, pour aborder l'avenir post-conflit du pays. Cependant, l'ouverture de cette cinquième édition est marquée par l'absence notable du président ukrainien Volodymyr Zelensky, la délégation de Kiev étant menée par la Première ministre Ioulia Svyrydenko. Cette décision intervient sur fond de tensions récentes entre Varsovie et Kiev, notamment concernant des désaccords liés à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.

Parmi les personnalités influentes présentes, on compte la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, accompagnée de plusieurs commissaires. Elle prendra la parole aux côtés des dirigeants de la Pologne, de la Bulgarie, de l'Estonie, de la Finlande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Roumanie et de la Suède. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, dont l'entourage a récemment fait l'objet de critiques pour des contacts diplomatiques avec Moscou, participe également aux discussions, soulignant l'importance géopolitique de cette rencontre.

Les débats se concentrent sur les secteurs les plus dévastés par le conflit armé avec la Russie : l'énergie, les infrastructures essentielles et la logistique. La capacité de sécurité de l'Ukraine figure également à l'ordre du jour. Un rapport conjoint, publié en février par Kiev, la Banque mondiale, l'Union européenne et les Nations unies, estime que le coût de la reconstruction d'après-guerre pourrait atteindre environ 588 milliards de dollars, soit plus de 500 milliards d'euros. Convaincre les investisseurs de s'engager dans ce projet colossal représente un défi majeur, d'autant plus que les pourparlers de paix, initiés par Washington, n'ont pas encore abouti.

La Première ministre Ioulia Svyrydenko a d'ailleurs exprimé son optimisme quant à la signature d'accords significatifs avec des partenaires internationaux, en particulier pour consolider le secteur énergétique ukrainien, durement touché par les frappes russes. Actuellement, l'Ukraine alloue la majorité de ses ressources à l'effort de guerre et au maintien de son économie. En décembre, l'Union européenne a approuvé un prêt de 90 milliards d'euros pour la période 2026-2027, dont une première tranche de 3,2 milliards a été versée en juin, les deux tiers de ces fonds étant destinés à la défense du pays. Glib Vychlinsky, directeur du Centre de stratégie économique à Kiev, insiste sur la nécessité de mener la reconstruction en parallèle de la défense. Il souligne l'importance de fournir des services essentiels et des logements aux citoyens qui, par leurs impôts, soutiennent l'armée, confirmant que le secteur énergétique reste la priorité absolue en termes d'investissements.

Source originale : france24.com

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