Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lancé jeudi un appel solennel aux parlementaires français, les exhortant à adopter le budget de l'État pour l'année 2027 dès l'automne prochain. S'exprimant lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, il a souligné avec une gravité particulière l'importance de cette démarche. Le chef du gouvernement a averti qu'un échec à doter le pays d'une loi de finances dans les délais impartis constituerait une faute majeure, susceptible de plonger la France dans une situation périlleuse.
Devant un parterre d'économistes et d'acteurs publics, M. Lecornu a interpellé collectivement les députés et les sénateurs. Il a insisté sur la nécessité de parvenir à un consensus budgétaire, même imparfait, avant l'élection présidentielle de 2027. Selon lui, un budget de compromis, quitte à être amendé par le futur chef de l'État après son élection en avril ou mai, est préférable à l'absence totale de cadre financier. Le Premier ministre a rappelé aux élus leur responsabilité première : défendre l'intérêt général du pays.
Le Premier ministre a détaillé les conséquences d'un tel retard. Attendre la fin des échéances présidentielles, prévues les 18 avril et 2 mai, pour engager le processus d'adoption du budget 2027, signifierait que cette loi de finances n'entrerait en vigueur qu'à la fin de l'année 2027. Une telle situation serait problématique, car elle coïnciderait alors avec le début des débats pour le budget 2028. M. Lecornu a jugé cette perspective d'une "absurdité totale", estimant qu'elle entraverait sérieusement la première année du quinquennat du prochain président de la République, l'empêchant de pleinement mettre
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