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PFAS : même au prix d’investissements massifs, moins de 2 % des émissions seraient retirées de l’environnement

PFAS : même au prix d’investissements massifs, moins de 2 % des émissions seraient retirées de l’environnement

Une récente étude d'ampleur, fruit d'une collaboration entre scientifiques et journalistes au sein du Forever Pollution Project, coordonnée par le quotidien « Le Monde », met en lumière l'inefficacité criante des méthodes actuelles de dépollution des PFAS. Ces substances, souvent qualifiées de "polluants éternels" en raison de leur persistance exceptionnelle dans l'environnement, représentent un défi majeur pour la santé publique et les écosystèmes. Les conclusions de cette investigation soulignent avec force l'impératif d'une restriction drastique des émissions à la source, plutôt que de miser sur des stratégies de nettoyage coûteuses et peu performantes.

Le constat est alarmant : même en consentant des investissements financiers massifs dans des technologies de dépollution, moins de 2 % des émissions totales de PFAS pourraient être retirées de l'environnement. Ce rendement dérisoire face aux efforts colossaux requis met en évidence une disproportion frappante entre les ressources engagées et les résultats escomptés. La complexité moléculaire des PFAS et leur capacité à se disperser sur de vastes étendues rendent toute tentative de récupération à posteriori extrêmement difficile et inefficace à grande échelle.

Face à cette réalité, l'étude insiste sur l'urgence de revoir radicalement notre approche. Elle plaide pour un changement de paradigme, où la priorité absolue serait donnée à la prévention. Cela implique de s'attaquer au problème à sa racine en limitant de manière significative la production et l'utilisation des PFAS dans l'industrie. Une telle démarche permettrait d'éviter que ces substances ne soient relâchées dans la nature, là où leur élimination devient quasi impossible.

Les conclusions du Forever Pollution Project constituent un appel clair aux décideurs politiques et aux industriels. Elles soulignent que la seule voie viable pour maîtriser la pollution aux PFAS réside dans une réglementation plus stricte et une transition vers des alternatives moins nocives. L'étude met ainsi en lumière la nécessité d'une action préventive et d'une prise de conscience collective pour protéger durablement notre environnement et la santé des générations futures, loin de l'illusion d'une dépollution miracle.

Source originale : lemonde.fr

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