L'ÉCHO DU MATIN
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Antonio Tajani : "Nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière"

Antonio Tajani : "Nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière"

Lors d'un entretien récent, Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères et vice-président du gouvernement de Giorgia Meloni, a offert un aperçu détaillé de la politique étrangère de Rome, abordant des sujets allant de la migration à la guerre en Ukraine, en passant par les relations avec les États-Unis et l'Iran. Le chef de la diplomatie italienne a notamment tenu à clarifier la position de son pays sur l'immigration, affirmant que l'Italie n'est "pas contre les immigrés", mais qu'elle aspire à une "migration régulière".

La coalition au pouvoir en Italie, qui rassemble Forza Italia, les Frères d'Italie de Giorgia Meloni et La Ligue de Matteo Salvini, se trouve à la croisée des chemins face à de nombreux défis internationaux. Sur le front ukrainien, M. Tajani a réaffirmé le soutien indéfectible de l'Italie à Kiev, soulignant la nécessité de "gagner la guerre avec la Russie". Il a rappelé que l'Union européenne avait finalement débloqué un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine en avril 2026, après la levée du veto hongrois. Le ministre a également noté l'incapacité de Vladimir Poutine à vaincre l'Ukraine en quatre ans de conflit, tout en précisant que l'Italie n'était pas "en guerre avec la Russie" et qu'un dialogue serait nécessaire après la fin des hostilités. Il a insisté sur le rôle que l'Europe devrait jouer dans les négociations de paix, notamment en décidant de la levée des sanctions. Concernant l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, malgré des voix divergentes au sein de la coalition, la position officielle du gouvernement est favorable, sous réserve de la résolution des problèmes de corruption et après l'intégration des pays des Balkans comme le Monténégro et l'Albanie.

Abordant les relations transatlantiques et la situation au Moyen-Orient, Antonio Tajani a réaffirmé l'alliance de longue date de l'Italie avec les États-Unis, tout en insistant sur la nécessité de respect mutuel, en référence à des propos passés de Donald Trump concernant Giorgia Meloni. Sur la question de l'Iran, le ministre a catégoriquement nié toute implication de l'Italie dans un conflit, qualifiant de "grande faute" et de "pas la vérité" les déclarations du Secrétaire général de l'OTAN sur 500 avions décollant de bases italiennes vers l'Iran, précisant qu'il s'agissait uniquement d'escales techniques. Il a par ailleurs défendu la contribution de l'Italie à l'OTAN face aux critiques, soulignant que le pays "utilise son armée dans le monde pour défendre l'Occident" et que la relation entre les États-Unis et l'Europe est une nécessité mutuelle.

Enfin, la diplomatie italienne s'illustre également par son engagement bilatéral et multilatéral. Un sommet franco-italien s'est tenu le 25 juin 2026, au cours duquel les deux nations ont discuté de la mise en œuvre d'une coalition multinationale au Liban, destinée à prendre le relais de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) à l'expiration de son mandat. Ces diverses prises de position confirment la volonté de l'Italie de jouer un rôle actif et pragmatique sur la scène internationale, en défendant ses intérêts tout en s'inscrivant dans un cadre d'alliances et de coopération.

Source originale : france24.com

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