L'ÉCHO DU MATIN
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"Je fais ce qui est nécessaire, ce qui doit être fait" : il fait sensation sur les réseaux en filmant et en traquant les pickpockets, des méthodes légales ?

Un gestionnaire de paie se transforme en "justicier des rues" et fait sensation sur les réseaux sociaux en traquant les pickpockets, soulevant des questions sur la légalité de ses méthodes. Connu sous le pseudonyme "TheKingTV", Christian filme ses interventions, accumulant des millions de vues et déclenchant un vif débat.

Dans sa vie quotidienne, Christian est gestionnaire de paie, mais il endosse un autre rôle lorsqu'il arpente les sites touristiques. Loin de l'admiration des monuments, son objectif est de débusquer les pickpockets. Il explique repérer les comportements suspects, comme des individus suivant de près les touristes ou s'approchant de leurs sacs. Il souligne que les touristes asiatiques, souvent porteurs d'argent liquide, sont des cibles privilégiées.

Les vidéos qu'il publie montrent des scènes où il intervient, criant pour perturber les voleurs présumés qui tentent de dérober des objets. Il va parfois plus loin, utilisant une bombe de peinture rouge pour asperger les suspects tout en les filmant. Ses montages, dignes d'un jeu vidéo avec bruitages et musique, ont captivé un large public, lui valant une reconnaissance internationale.

Face aux critiques l'accusant de se faire justice lui-même, Christian se défend en invoquant l'article 73 du Code de procédure pénale, qui, selon lui, impose à tout citoyen d'intervenir en cas de flagrant délit. Il insiste sur le fait qu'il ne fait que "ce qui est nécessaire" et réfute l'idée de rendre une justice personnelle.

Cependant, ses méthodes musclées ne manquent pas de susciter la controverse. Si la rédaction de ce reportage a choisi de flouter les visages des personnes filmées, Christian, lui, les expose publiquement sur ses réseaux. Lors d'une poursuite filmée où il a aspergé une femme de peinture, des passants choqués ont tenté de s'interposer, remettant en question la violence de son approche. D'autres, à l'inverse, approuvent fermement ses actions, jugeant les pickpockets "hors la loi". Christian affirme pour sa part ne jamais provoquer, expliquant que les voleurs présumés "attaquent toujours en premier" car ils craignent d'être démasqués.

Victime lui-même d'un vol, Christian se dit investi d'une mission. Alors que ses vidéos continuent de générer un engagement massif, la question de la légalité de ses interventions et de la frontière entre devoir citoyen et justice privée demeure au cœur des discussions.

Source originale : franceinfo.fr

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