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Effondrement du viaduc de Gênes : huit ans après, 32 accusés condamnés à de la prison ferme

Effondrement du viaduc de Gênes : huit ans après, 32 accusés condamnés à de la prison ferme

Près de huit ans après la tragédie qui a coûté la vie à 43 personnes, dont quatre ressortissants français, l'affaire de l'effondrement du pont Morandi à Gênes a connu un développement judiciaire majeur. Jeudi, le tribunal de Gênes a rendu son verdict dans un procès d'une ampleur considérable, reconnaissant la culpabilité de 32 accusés et prononçant des peines de prison fermes à leur encontre. Ce jugement apporte une conclusion légale attendue de longue date par les familles des victimes.

Les condamnations prononcées atteignent jusqu'à douze ans de réclusion. Parmi les personnes incriminées figurent plusieurs anciens dirigeants de la société Autostrade per l'Italia (Aspi), l'entreprise qui avait la charge de la gestion et de l'entretien de cet immense viaduc autoroutier. L'ouvrage, stratégiquement situé, reliait l'Italie à la France et était un axe de circulation vital avant son effondrement spectaculaire en 2018. Aspi était, à l'époque des faits, une filiale d'Atlantia, elle-même autrefois sous le contrôle de la famille Benetton.

Le principal accusé dans cette affaire, Giovanni Castellucci, a été sanctionné d'une peine de douze ans d'emprisonnement pour homicide involontaire. Ancien administrateur d'Atlantia, la maison mère d'Aspi, il était au cœur des responsabilités pointées par l'accusation. Le parquet avait requis une peine plus lourde à son encontre, demandant dix-huit ans et demi de réclusion. Il est à noter que M. Castellucci purge déjà une peine de six ans de prison pour son rôle dans un autre accident mortel survenu en 2013 sur un viaduc dans le sud de l'Italie, un élément qui souligne un historique de défaillances. Il n'était pas présent lors de l'énoncé du jugement.

Ce verdict met en lumière les graves manquements dans la maintenance et la sécurité d'une infrastructure cruciale. La catastrophe de 2018 avait ému le pays tout entier et au-delà, soulevant des questions fondamentales sur la responsabilité des gestionnaires d'ouvrages publics. Après des années d'enquête et de débats judiciaires, cette décision du tribunal de Gênes marque une étape déterminante dans la recherche de justice pour les victimes et leurs proches.

Source originale : france24.com

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