L'ÉCHO DU MATIN
Géopolitique

L'Iran et les États-Unis s'enfoncent dans la guerre, l'île iranienne de Qeshm touchée

L'Iran et les États-Unis s'enfoncent dans la guerre, l'île iranienne de Qeshm touchée

La confrontation entre l'Iran et les États-Unis a franchi un nouveau seuil d'escalade, transformant la région du détroit d'Ormuz en zone d'affrontements intensifiés. Pour la cinquième nuit consécutive, les forces américaines ont mené des frappes aériennes ciblées sur diverses infrastructures dans le sud de l'Iran, notamment sur l'île stratégique de Qeshm et les environs de Bandar Abbas. En réplique, Téhéran a continué de viser les installations américaines avec des drones, alimentant un cycle de violences qui menace la stabilité régionale.

Les opérations américaines, qui ont débuté vers 18h GMT, visent à affaiblir les capacités militaires iraniennes, selon le commandement américain pour le Moyen-Orient. Des médias d'État iraniens, dont Irib, ont rapporté jeudi que des frappes avaient touché des infrastructures de transport vitales. Deux ponts dans la région de Bandar Khamir ont été visés, entraînant la mort de deux personnes et en blessant quatre autres. Une gare à Bandar Abbas et l'aéroport d'Iranshahr ont également été endommagés, faisant deux blessés supplémentaires à la gare. Par ailleurs, la ville portuaire de Bouchehr, où se trouve l'unique centrale nucléaire du pays, ainsi que Bandar Abbas et Ahvaz, ont été secouées par une série d'explosions, les habitants d'Ahvaz témoignant d'une deuxième nuit de bombardements intenses.

Parallèlement à ces attaques aériennes, l'armée américaine a rétabli un blocus naval sur les ports iraniens depuis mardi. Dans le cadre de cette mesure, un navire commercial, le M/T Wen Yao, a été arraisonné dans le golfe d'Oman pour vérifier sa conformité. Le commandement américain a précisé avoir déjà redirigé trois navires commerciaux tentant de forcer le blocus, neutralisé un qui n'a pas obtempéré et arraisonné un autre pour garantir le plein respect de ces restrictions maritimes.

Du côté iranien, la riposte s'est matérialisée par des attaques de drones contre des installations américaines dans la région, maintenant la pression sur les forces de Washington. Cette recrudescence des hostilités entre les deux puissances remonte au 7 juillet, suite à des attaques contre des navires dans le Golfe que les États-Unis ont imputées à l'Iran, marquant le début de cette nouvelle phase de confrontation directe.

Face à cette dangereuse escalade, le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur, a lancé un appel pressant aux deux parties. Islamabad a exhorté l'Iran et les États-Unis à mettre fin immédiatement aux violences et à reprendre les discussions dans le cadre du protocole d'accord signé à la mi-juin. La communauté internationale observe avec une inquiétude croissante la détérioration rapide de la situation, craignant les répercussions d'un conflit ouvert dans cette région stratégique.

Source originale : france24.com

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