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L'UE va payer "un très lourd prix" pour l'amende record qu'elle a infligée à Google, menace Donald Trump

L'UE va payer "un très lourd prix" pour l'amende record qu'elle a infligée à Google, menace Donald Trump

L'Union européenne a infligé une amende record de 890 millions d'euros à Google cette semaine, une décision qui a immédiatement suscité une vive réaction de la part de l'ancien président américain Donald Trump. Furieux, ce dernier a menacé vendredi l'UE de lourdes représailles commerciales, promettant un "très lourd prix" pour ce qu'il qualifie de comportement "illégal et hautement immoral" à l'encontre des entreprises technologiques américaines.

La sanction européenne, rendue publique jeudi, vise des pratiques anticoncurrentielles de la part du géant californien. Google a été épinglé pour deux motifs principaux : un montant de 460 millions d'euros lui a été infligé pour avoir favorisé ses propres services (tels que les comparateurs de prix ou de voyages) au détriment de concurrents dans les résultats de son moteur de recherche. S'y ajoute une seconde amende de 430 millions d'euros pour avoir empêché les développeurs du Play Store, sa boutique d'applications, de diriger leurs utilisateurs vers d'autres plateformes de vente virtuelles, une pratique connue sous le nom d'« anti-steering ».

Cette amende globale représente la plus importante jamais prononcée par Bruxelles dans le cadre du règlement européen sur les marchés numériques (DMA), une législation ambitieuse visant à encadrer la puissance des grandes entreprises technologiques. La vice-présidente de la Commission en charge du numérique, Henna Virkkunen, a salué cette décision comme "très importante" pour assurer une "concurrence équitable" en ligne. Google, de son côté, a vivement contesté cette mesure, arguant qu'elle risquait de nuire à la qualité des services appréciés par les internautes.

En réponse à cette décision, Donald Trump, via sa plateforme Truth Social, a menacé dès vendredi 24 juillet d'imposer de nouveaux droits de douane à l'Union européenne. Il a également annoncé le lancement immédiat d'une enquête commerciale au titre de l'article 301, visant les pratiques qu'il accuse de "dépouiller les entreprises américaines", et n'a pas exclu l'application de "droits de douane substantiels" si l'UE ne changeait pas de cap.

Ces déclarations ravivent les craintes d'une escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et l'Europe. La détermination de l'UE à réguler les géants du numérique semble désormais se heurter à la volonté américaine de protéger ses champions technologiques, ouvrant la voie à un possible nouveau chapitre de conflit économique transatlantique.

Source originale : franceinfo.fr

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