L'ÉCHO DU MATIN
Géopolitique

Quatrième nuit d'accalmie en Iran, Donald Trump voit "de bonnes chances" de résultats

La tension semble s'être apaisée pour la quatrième nuit consécutive entre les États-Unis et l'Iran, une période de répit qui n'avait pas été observée depuis samedi. Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a exprimé son optimisme lundi, évoquant de "bonnes chances" de voir des discussions fructueuses aboutir à un accord. Cependant, cette perspective a été immédiatement contredite par Téhéran, qui a catégoriquement nié toute négociation en cours avec Washington.

S'exprimant à bord d'Air Force One, puis lors d'un déplacement dans le Michigan, le président Trump a affirmé que les Iraniens étaient "en ce moment même en train de parler de conclure un accord", sans toutefois apporter de précisions supplémentaires. Adoptant une rhétorique fluctuante, caractéristique de son approche diplomatique, il a également brandi la menace de reprendre les frappes sur l'Iran si les pourparlers échouaient, tout en rejetant les doutes récents du New York Times concernant d'éventuelles pénuries de munitions américaines.

Pourtant, la position iranienne diverge radicalement. Plus tôt dans la journée, Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, avait été formel : Téhéran n'est "à l'heure actuelle" engagé "dans aucune négociation" avec les États-Unis. Cette divergence intervient après quinze jours d'échanges de frappes ininterrompus, malgré un protocole d'accord américano-iranien conclu mi-juin visant à mettre fin au conflit, lui-même initié le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l'Iran.

Si le théâtre principal des affrontements est resté calme, des tensions régionales persistent. L'Arabie saoudite, alliée des États-Unis, a annoncé lundi avoir intercepté une attaque de drones lancée depuis l'Irak, qu'elle a imputée à des "milices terroristes soutenues par l'Iran". Bagdad a immédiatement ouvert une enquête, tandis que des factions irakiennes pro-iraniennes n'ont revendiqué aucune frappe depuis la reprise des hostilités. Parallèlement, au Yémen, les Houthis pro-iraniens ont déclaré avoir ciblé par drones "plusieurs cibles sensibles" liées au transport de pétrole saoudien vers le port de Yanbu. Ces frappes marquent la reprise des hostilités entre Riyad et les Houthis depuis le 13 juillet, après quatre ans de trêve, les rebelles ayant menacé de bloquer le trafic maritime saoudien en mer Rouge et dans le golfe d'Aden.

Dans ce tableau complexe, Esmaïl Baghaï a également précisé que Washington n'était pas impliqué dans les récentes discussions avec Oman concernant l'administration du détroit d'Ormuz, de nouveau "verrouillé" par l'Iran. La situation demeure donc un mélange délicat d'accalmie apparente et de tensions sous-jacentes, où les déclarations diplomatiques contrastent avec la persistance des conflits par procuration dans la région.

Source originale : france24.com

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