L'ÉCHO DU MATIN
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"Victimes, c'est à nous de payer" : pour les communes, le défi des eaux contaminées aux Pfas (2/3)

Dans une vingtaine de communes réparties entre les départements de la Meuse et des Ardennes, un geste aussi élémentaire que de se servir un verre d'eau du robinet est devenu impossible depuis plus d'un an. Ces localités sont confrontées à une contamination massive et record par des substances per- et polyfluoroalkylées, communément désignées sous l'acronyme PFAS ou "polluants éternels". Cette interdiction de consommation de l'eau courante concerne environ 3 500 habitants et met en lumière les défis logistiques et financiers colossaux auxquels sont confrontées les municipalités.

Malandry, un petit village des Ardennes de 80 âmes, incarne parfaitement cette crise sanitaire. Sa maire, Annick Dufils, une ancienne institutrice de 70 ans, décrit une année "cauchemardesque". Le 19 mai 2025, elle reçoit des analyses sur la qualité de l'eau de sa commune qui la laissent perplexe : le rapport indique une conformité aux exigences de qualité, mais une non-conformité aux limites. Cette ambiguïté, qu'elle qualifie de "charabia" à décrypter, a précédé de deux mois la décision préfectorale d'interdire la consommation d'eau courante, plongeant Malandry et une vingtaine d'autres communes dans une gestion de crise quotidienne.

Pour l'édile, le quotidien est désormais dicté par cette urgence. Chaque début de mois, des virements bancaires sont effectués aux administrés pour l'achat d'eau en bouteille, à raison de deux litres par personne et par jour. Le reste de ses journées est dédié à la recherche de financements pour la dépollution, entre échanges avec d'autres maires concernés, rencontres avec des experts, les autorités sanit

Source originale : france24.com

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