La justice iranienne a annoncé mardi 28 juillet l'exécution par pendaison de deux hommes, Abolfazl Sepahi et Amir-Hossein Safari, reconnus coupables d'avoir pris part aux importantes manifestations antigouvernementales qui ont secoué le pays en décembre 2025 et janvier 2026. Ces condamnations à mort interviennent alors que le nombre d'exécutions s'est considérablement accru en Iran depuis le début d'une guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre Téhéran.
Selon l'agence Mizan Online, l'organe du pouvoir judiciaire, Abolfazl Sepahi et Amir-Hossein Safari ont été inculpés de graves chefs d'accusation. Ils étaient notamment poursuivis pour "guerre contre Dieu" (moharebeh) pour avoir "brandi des armes et semé la peur et la terreur", ainsi que pour "corruption sur terre" (efsad fil-arz) en raison d'actes ayant "gravement perturbé l'ordre public et la sécurité dans le pays". L'agence de presse Mehr a précisé que la pendaison s'était déroulée publiquement sur une place de la ville de Malekshahr, située dans la province centrale d'Ispahan, en présence de nombreux témoins.
Les manifestations en question avaient débuté fin décembre 2025, initialement en réaction à la vie chère et aux difficultés économiques. Le mouvement s'était rapidement transformé en un vaste élan de contestation antigouvernementale, atteignant son apogée les 8 et 9 janvier 2026, avec des rassemblements massifs à travers le pays. Le pouvoir iranien a attribué ces troubles à des "actes terroristes" orchestrés, selon lui, par les États-Unis et Israël.
La répression de ces mouvements a été particulièrement sévère. Les autorités ont reconnu plus de 3 000 morts, tandis que des organisations non gouvernementales basées à l'étranger ont avancé des chiffres similaires, faisant état de milliers de victimes. Une grande partie des personnes exécutées ces derniers mois avaient été condamnées pour leur implication dans ces mêmes manifestations. Le contexte de la guerre, débutée en février, semble avoir intensifié la fermeté du régime face à toute forme de dissidence.
Ces exécutions soulignent la détermination du gouvernement iranien à réprimer toute opposition, en particulier dans un climat de tension géopolitique exacerbé. L'accroissement des peines capitales à l'encontre des participants aux contestations reflète une volonté de dissuader toute nouvelle mobilisation, tout en envoyant un message de fermeté à la population et à la communauté internationale.
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