Le mouvement palestinien Hamas a officiellement donné son accord vendredi à la seconde phase d'un cessez-le-feu avec Israël, une information confirmée peu avant par l'ancien président américain Donald Trump. Cet accord représente une étape majeure, articulée autour de deux piliers fondamentaux : le désarmement du mouvement islamiste palestinien et le retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza.
Cette entente marque le début de la deuxième étape du cessez-le-feu initialement conclu en octobre 2025 entre Israël et le Hamas, après une période de conflit de deux ans. La première phase, qui s'est achevée en janvier, avait principalement porté sur la libération des derniers otages israéliens enlevés à Gaza le 7 octobre 2023, en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Selon les détails divulgués par le Hamas, l'accord sur cette nouvelle phase prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du territoire gazaoui. Ce retrait est intrinsèquement lié à un désarmement du mouvement palestinien, processus dans lequel Israël n'aura pas d'implication directe, et qui sera accompagné du déploiement d'une force internationale. Ghazi Hamad, membre de l'équipe de négociation du Hamas, a insisté auprès de l'AFP sur le caractère "intégré" et "interconnecté" des composantes de ce cadre, précisant que les autres milices armées actives à Gaza devront également être démantelées. Donald Trump a également souligné que l'accord prévoit un "désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza".
La mise en œuvre de cet accord reposera principalement sur le "Conseil de paix", une institution créée de toutes pièces par Donald Trump en janvier. Le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organisme de technocrates palestiniens mis en place par le "Conseil de paix" pour superviser la reconstruction de Gaza, sera l'unique entité habilitée à inventorier et à stocker les armes. Après le retrait israélien, une Force internationale de stabilisation (ISF), une structure multinationale naissante opérant sous l'égide du "Conseil de paix", collaborera avec une nouvelle force de police palestinienne pour assurer la sécurité à Gaza, comme l'a précisé le président américain. Le NCAG devrait ainsi progressivement assumer la pleine autorité, soutenu par cette force internationale.
Le Hamas a d'ores et déjà annoncé qu'il entamera des discussions avec les médiateurs — l'Égypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie — afin de définir les modalités d'application de l'accord et d'établir un calendrier précis. Ces négociations, qui devraient prendre au moins deux semaines, débuteront lors d'une prochaine réunion des médiateurs prévue au Caire.
