L'ÉCHO DU MATIN
Géopolitique

Comment Israël a réduit en poussière une synagogue de Téhéran (1/2)

Comment Israël a réduit en poussière une synagogue de Téhéran (1/2)

Téhéran a été le théâtre d'un événement tragique le 7 avril dernier, lorsqu'une frappe attribuée à Israël a anéanti la synagogue Rafi-Nia, un lieu de culte et de vie essentiel pour la communauté juive de la capitale iranienne. Située dans une ruelle discrète près du centre historique, cette destruction a laissé un vide profond, bien au-delà des murs effondrés de l'édifice.

Aux premières lueurs du jour, vers 3h30 du matin, les habitants du quartier ont été réveillés par l'impact des frappes. Marjan, membre de la communauté, raconte avoir été alertée par une amie. Arrivée sur les lieux, elle a découvert un spectacle de désolation : la synagogue et le bâtiment adjacent étaient réduits en gravats. Les équipes de secours, incluant le Croissant-Rouge et des volontaires des Bassidjis et des Gardiens de la Révolution, s'affairaient déjà à déblayer les décombres. Des pages de livres sacrés, projetées par l'explosion, jonchaient la ruelle et les rues avoisinantes, témoignant de la violence de l'impact.

La synagogue Rafi-Nia n'était pas qu'un simple lieu de prière ; elle représentait un véritable pilier pour l'une des plus importantes communautés juives du Moyen-Orient. Fondée dans une ancienne demeure datant du milieu du XXe siècle, mise à disposition en 1958 par son propriétaire, Abdul Rahman Rafi-Nia, elle accueillait non seulement les offices religieux, mais aussi les réunions de l'Association des diplômés juifs d'Iran. Décrite comme un lieu de vie animé, avec sa cour pleine de charme et ses activités régulières, elle était un point de rassemblement où se forgeaient de nombreux souvenirs partagés.

Malgré la violence des frappes, un miracle s'est produit : personne ne se trouvait à l'intérieur de la synagogue au moment de l'attaque. Cependant, une course contre la montre a débuté pour les fidèles et les bénévoles afin de sauver ce qui pouvait l'être. Sous les tonnes de gravats, des rouleaux de la Torah et d'autres textes saints attendaient d'être récupérés. Marjan et d'autres ont participé à la collecte de ces précieuses reliques éparpillées, tentant de préserver une partie de l'héritage spirituel de leur communauté. La perte de ce lieu chargé d'histoire et de vie collective représente un coup douloureux pour les juifs de Téhéran.

Source originale : france24.com

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