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Géopolitique

Détroit d'Ormuz : l'Iran évoque un accord avec Oman sur un nouvel itinéraire de transit

Détroit d'Ormuz : l'Iran évoque un accord avec Oman sur un nouvel itinéraire de transit

Téhéran a annoncé mercredi un accord de principe avec le Sultanat d'Oman concernant la mise en place d'un nouvel itinéraire de transit maritime dans le détroit d'Ormuz. Cette initiative, qui pourrait potentiellement soulager une voie de navigation cruciale pour le commerce mondial, est toutefois subordonnée aux actions de Washington, notamment la levée du blocus imposé aux ports iraniens.

Selon Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna, les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux nations riveraines ont d'ores et déjà reçu leur approbation mutuelle. L'Iran et Oman travailleraient actuellement à l'élaboration d'une "déclaration conjointe", dont la concrétisation dépendrait de l'absence d'entrave de la part de "parties tierces".

Le détroit d'Ormuz revêt une importance stratégique majeure, servant de point de passage pour environ un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures avant la reprise des hostilités. Depuis début juillet, Téhéran a restreint la navigation dans cette zone, en réponse à ce qu'il perçoit comme des actions agressives des États-Unis, qui ont de leur côté instauré un blocus naval contre les installations portuaires iraniennes.

Face à cette situation tendue, le président américain, Donald Trump, a affirmé à plusieurs reprises que l'Iran cherchait à conclure un accord pour rouvrir le détroit, anticipant même une résolution rapide. Cependant, Téhéran a catégoriquement démenti toute discussion directe avec Washington, insistant sur sa volonté de s'entendre plutôt avec Mascate. Esmaïl Baghaï a souligné que même en cas d'accord avec Oman, la sécurité du passage ne serait pas garantie tant que les "facteurs d'insécurité" liés aux États-Unis persisteraient, citant le blocus et d'autres "actions agressives".

Actuellement, l'Iran n'autorise qu'un seul itinéraire de navigation le long de ses côtes, et envisage d'imposer des frais de service, une mesure rejetée par Washington et d'autres pays, et considérée comme contraire au droit international de la mer. La mise en place d'une route omanaise en juin dernier avait déjà provoqué la colère de Téhéran, entraînant une série d'incidents maritimes. L'avenir de la navigation dans le détroit d'Ormuz demeure donc étroitement lié à l'évolution des relations complexes entre l'Iran et les États-Unis.

Source originale : france24.com

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