Chaque semaine durant la période estivale, Thibault Matha se livre à une exploration des capacités de l'intelligence artificielle, confrontant ses réponses à des problématiques du quotidien. Cette semaine, le journaliste s'est penché sur une préoccupation commune à de nombreux vacanciers : comment préserver ses plantes d'intérieur de la canicule et de la sécheresse lorsque l'on s'absente de son domicile pour plusieurs jours ? Face à des températures intérieures pouvant dépasser les 30 degrés, rendant nécessaire un arrosage fréquent, la question de l'autonomie des végétaux devient cruciale.
Pour préparer au mieux le départ, les conseils de ChatGPT sont précis. Il est recommandé d'arroser généreusement toutes les plantes la veille du départ, jusqu'à ce que l'eau s'écoule du pot. Ensuite, il convient de les éloigner des fenêtres orientées plein sud et de fermer partiellement volets ou rideaux pour limiter l'exposition directe au soleil et la chaleur. Un regroupement des plantes dans une pièce lumineuse mais sans lumière directe est également suggéré, car cette concentration aide à créer un microclimat plus humide. La salle de bain, souvent plus fraîche, est d'ailleurs citée comme un endroit idéal pour cette stratégie.
Malgré ces précautions, la crainte de retrouver des plantes desséchées ou moribondes reste palpable. L'IA propose des indicateurs pour évaluer l'état des végétaux au retour. Si les feuilles sont sèches ou brûlées, il ne faut pas se précipiter pour les couper ; il est préférable d'attendre deux à trois jours pour observer quelles parties pourraient reprendre vie. Lorsque les feuilles sont tombantes, un examen des tiges est nécessaire : si elles demeurent vertes et souples, les chances de récupération sont bonnes. En revanche, si elles sont brunes, sèches et cassantes jusqu'à la base, les dommages sont plus importants. Quant à la terre durcie, souvent observée après une canicule, elle est considérée comme un phénomène courant.
Pour la phase de récupération, l'intelligence artificielle met en garde contre certaines erreurs. Il ne faut pas arroser quotidiennement par réflexe, mais plutôt vérifier que les trois premiers centimètres de terre sont secs avant de procéder à un nouvel arrosage. De même, placer une plante en plein soleil pour l'aider à reprendre est une fausse bonne idée qui pourrait aggraver son état.
Ces conseils, bien que utiles, restent d'ordre général. Pour une aide plus personnalisée, l'IA suggère d'envoyer une photo de la plante concernée. Elle serait alors capable d'indiquer si l'exposition est optimale, si une taille est nécessaire ou encore si la variété est particulièrement gourmande en eau. Toutefois, cette interaction numérique soulève une autre problématique. L'Agence internationale de l'énergie estimait en 2023 la consommation d'eau des centres de données, essentiels au fonctionnement de l'IA, à 560 milliards de litres. Paradoxalement, une solution pour préserver nos plantes et lutter contre le dérèglement climatique pourrait donc résider dans une réduction de nos échanges avec ces technologies, afin de limiter leur empreinte environnementale.
:quality(50)/2026/08/07/6a75ddf575098347776624.jpg)