L'ÉCHO DU MATIN
Finance

Google répond avoir mis à jour sa méthode de rémunération de la presse après l'attaque de quotidiens français sur les résumés effectués par l'intelligence artificielle

Google répond avoir mis à jour sa méthode de rémunération de la presse après l'attaque de quotidiens français sur les résumés effectués par l'intelligence artificielle

Le géant du numérique Google a réagi aux préoccupations exprimées par la presse française concernant l'intégration de résumés générés par intelligence artificielle dans ses services. Cette réponse intervient alors que près de 300 titres de presse français, regroupés au sein de l'Apig, ont récemment saisi l'Autorité de la concurrence. L'entreprise américaine affirme avoir ajusté sa politique de rémunération en conséquence.

L'offensive de l'Alliance de la presse d'information générale (Apig), annoncée ce mardi, fait suite au déploiement par Google, fin juillet, de nouvelles fonctionnalités basées sur l'IA, capables de synthétiser des contenus. Les éditeurs de presse craignent que ces "aperçus IA" ne détournent une partie significative du trafic de leurs propres plateformes, menaçant ainsi leur modèle économique basé sur l'audience et la publicité. C'est cette inquiétude majeure qui a poussé l'Apig à interpeller l'instance de régulation de la concurrence.

En réponse à ces craintes, Google a déclaré, via franceinfo ce mardi 11 août, avoir mis à jour sa méthode de rémunération des contenus de presse. L'entreprise assure que cette révision vise spécifiquement à "bien prendre en considération l'affichage du contenu protégé au sein des aperçus IA et d'AI Mode". Cette déclaration marque une tentative de rassurer les éditeurs quant à une compensation équitable pour l'utilisation de leurs articles.

Le moteur de recherche insiste également sur le fait qu'il est actuellement engagé dans des pourparlers avec l'Apig et d'autres représentants d'éditeurs. Google affirme avoir informé plus de 450 éditeurs français en amont du déploiement de ces fonctionnalités, leur exposant sa démarche. De plus, l'entreprise souligne que les éditeurs conservent la liberté de choisir si leurs contenus apparaissent ou non dans ces résumés d'IA. Elle précise par ailleurs que les informations générées par l'intelligence artificielle sont distinctes des résultats de recherche traditionnels.

Enfin, Google a tenu à contextualiser la situation en rappelant que la France était l'un des derniers territoires mondiaux où ces fonctionnalités d'intelligence artificielle n'avaient pas encore été introduites. Cette précision suggère une démarche d'harmonisation globale de ses services.

Alors que le dialogue se poursuit entre le géant technologique et l'écosystème médiatique français, l'intervention de l'Autorité de la concurrence promet d'ajouter une dimension régulatrice à ces négociations. L'enjeu reste la définition d'un équilibre entre innovation technologique et protection des droits et des modèles économiques de la presse.

Source originale : franceinfo.fr

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