L'ÉCHO DU MATIN
Finance

REPORTAGE. "On a de quoi faire" : à la découverte des "bornistes" pour véhicules électriques, cette nouvelle profession des stations-service

REPORTAGE. "On a de quoi faire" : à la découverte des "bornistes" pour véhicules électriques, cette nouvelle profession des stations-service

L'essor rapide des véhicules électriques sur les routes françaises donne naissance à de nouvelles professions, adaptées aux réalités de cette transition énergétique. Parmi elles, celle de "borniste" émerge, remplaçant progressivement la figure traditionnelle du pompiste, pour accompagner les automobilistes dans leurs recharges. Alors que les départs en vacances et les chassés-croisés se multiplient, notamment lors des week-ends de forte affluence comme celui des 15 et 16 août, la gestion des flux dans les stations-service devient un enjeu majeur.

C'est dans ce contexte que des professionnels comme Nicolas, borniste sur l'autoroute A10 près de Paris, interviennent. Vêtu de son gilet fluo, il est au cœur de l'action dans une station TotalEnergies équipée de seize bornes. Sa mission principale est de fluidifier le trafic des véhicules électriques. Face à l'afflux d'usagers, il explique qu'il est parfois nécessaire d'établir une liste d'attente pour les véhicules, bloquant ensuite une place dès qu'elle se libère afin d'assurer une rotation efficace. L'objectif est de limiter le temps d'attente à un maximum de quinze minutes pour les conducteurs.

Pour accélérer ce ballet des recharges, la station a mis en place des frais de parking après quarante-cinq minutes. Les bornistes prodiguent également des conseils essentiels aux automobilistes. Nicolas insiste notamment sur l'importance de ne pas recharger sa batterie au-delà de 80%. Au-delà de ce seuil, le temps de charge augmente considérablement et l'utilité diminue, tout en pouvant affecter la durée de vie de la batterie, à l'image des téléphones portables rechargés constamment à 100%.

Un autre défi rencontré par les utilisateurs, en particulier les novices comme John qui effectuait sa première recharge, concerne les modalités de paiement. Face à la complexité des systèmes, le borniste conseille l'utilisation d'un pass électrique, un dispositif sans contact qui simplifie et accélère grandement le processus, à l'instar d'un badge de télépéage. Bien que le paiement par carte bancaire reste possible, il est plus chronophage en raison de la saisie des informations. Chaque minute gagnée est précieuse pour l'usager et pour la fluidité de la station.

L'émergence de ces professionnels s'inscrit dans une tendance de fond : le réseau de recharge français ne cesse de s'étendre. Le cap des 200 000 points de recharge a été franchi durant l'été 2026, témoignant de l'engagement croissant envers la mobilité électrique. Les bornistes sont donc des acteurs clés pour accompagner cette transformation, en garantissant une expérience de recharge plus sereine et efficace pour un nombre grandissant d'automobilistes.

Source originale : franceinfo.fr

← Lire L'Écho du Matin en entier