Les États-Unis s'apprêtent à intensifier la pression économique sur l'Iran, évoquant un "isolement" d'une ampleur inédite. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé que de nouvelles dispositions seraient mises en œuvre dès la semaine prochaine, s'ajoutant au blocus naval déjà en place dans le détroit d'Ormuz. Cette stratégie vise à asphyxier l'économie iranienne par une combinaison de mesures financières et de contraintes physiques.
S'exprimant sur la chaîne Newsmax, Scott Bessent a décrit cette approche comme un mélange d'étranglement financier et de blocage physique, visant à paralyser les échanges maritimes iraniens en empêchant tout mouvement de navires depuis et vers ses ports. Il a promis de plus amples détails dans les jours à venir, sans toutefois en préciser la nature exacte. Pour illustrer l'efficacité de telles mesures, le secrétaire américain a cité les exemples de Cuba et du Venezuela, affirmant que ce dernier "s'est effondré" sous l'effet du blocus américain.
Auparavant, le vice-président JD Vance avait exposé les priorités de Washington face à Téhéran. Sur Fox News, il a souligné que la première visait à garantir des prix du pétrole et de l'essence abordables pour les citoyens américains, la seconde étant d'empêcher l'Iran de développer l'arme nucléaire. Cette escalade économique survient dans un contexte où les efforts diplomatiques semblent au point mort, les deux capitales maintenant fermement leurs exigences concernant la réouverture du détroit d'Ormuz.
Mardi, le président Donald Trump avait lui-même mis en garde, suggérant que le détroit d'Ormuz serait rouvert "très bientôt", faute de quoi l'Iran ferait face à de "très dures représailles" lors d'un entretien télévisé. Contradictoirement, le président a également évoqué "de très bonnes discussions" en cours, affirmant que Téhéran souhaitait parvenir à un accord. Il a par ailleurs insisté sur le fait qu'il avait "le temps" de gérer ce conflit qui s'étire depuis plus de cinq mois.
La situation dans le détroit d'Ormuz reste donc tendue, avec des menaces d'isolement économique sans précédent et un blocus physique en toile de fond. Les annonces attendues la semaine prochaine par le département du Trésor américain devraient clarifier l'étendue des nouvelles sanctions, marquant une nouvelle étape dans la confrontation entre Washington et Téhéran, dont l'issue demeure incertaine.