Paris a pris des mesures fermes en réponse à une agression contre ses diplomates à Téhéran. La France a procédé à l'expulsion de deux agents de l'ambassade d'Iran sur son territoire, une décision annoncée mardi par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, marquant une escalade dans les tensions diplomatiques entre les deux nations.
Cette mesure intervient après l'incident du 19 juillet dernier, où deux membres du personnel de l'ambassade de France dans la capitale iranienne ont été victimes d'une agression. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a formellement déclaré les deux agents iraniens "persona non grata", invoquant l'article 9 de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques, qui régit les immunités et privilèges des missions diplomatiques. L'ambassadeur de la République islamique d'Iran a été convoqué mardi au Quai d'Orsay pour être notifié de cette décision.
Pour Paris, l'agression subie par ses agents est qualifiée d'« extrêmement grave » et d'« agression préméditée et délibérée » orchestrée par les services de sécurité iraniens. Cette action est considérée comme une « violation flagrante du droit international » et des principes fondamentaux des conventions de Vienne, lesquelles garantissent impérativement la sécurité et la protection du personnel diplomatique en poste à l'étranger.
Le gouvernement français déplore également l'absence de collaboration des autorités iraniennes pour élucider les circonstances de cette attaque. Selon le Quai d'Orsay, Téhéran n'aurait ni mené d'enquête approfondie, ni sanctionné les responsables de l'agression, ni fourni les assurances nécessaires pour la protection future des agents et des locaux diplomatiques français. Pire encore, Paris accuse les autorités iraniennes d'avoir proféré des « accusations totalement mensongères » à l'encontre des diplomates français, allant jusqu'à « monter de toute pièce une affaire d'ingérence » pour tenter de justifier leurs propres actions.
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a réaffirmé la fermeté de la position française. Sur les réseaux sociaux, il a dénoncé cet acte « intolérable » et a confirmé que sa promesse de « conséquences » serait tenue. Les deux diplomates iraniens devront quitter le territoire français dans les jours à venir, marquant une réponse résolue de la France face à ce qu'elle considère comme une grave atteinte à la diplomatie internationale.
