Le ministère de la Santé français a révélé ce mercredi qu'une période de chaleur intense, survenue en France du 3 au 22 juillet, a coïncidé avec un excédent de 1 243 décès. Ce bilan provisoire, communiqué par l'agence Santé publique France (SpF), met en lumière les conséquences sanitaires de la deuxième vague de chaleur de l'été, alors que le pays traverse déjà un troisième épisode caniculaire depuis le 28 juillet.
Selon les précisions apportées par les autorités sanitaires lors d'un point presse, ces décès "en excès" ont été observés sur l'ensemble du territoire, avec une concentration particulièrement marquée pour les décès survenus à domicile. Sébastien Denys, directeur santé-environnement-travail au sein de SpF, a souligné que si cette période de canicule fut moins intense que la précédente de juin, elle s'est distinguée par sa durée et son étendue géographique, touchant pas moins de 78 départements. L'augmentation de la mortalité "toutes causes confondues" a été constatée dans toutes les tranches d'âge, avec une incidence notable chez les personnes de plus de 45 ans.
Il est important de noter que l'imputation définitive de ces décès à la chaleur ne pourra être établie qu'après la fin de la période estivale, probablement aux alentours de septembre ou octobre. Ce travail d'analyse permettra de déterminer précisément la part de la surmortalité directement liée aux températures élevées. Ces chiffres s'inscrivent dans une série préoccupante, faisant suite à l'épisode de chaleurs extrêmes du 17 juin au 2 juillet, qui avait déjà entraîné une surmortalité de 5 764 décès en excès, un niveau inédit depuis la canicule dévastatrice de l'été 2003.
La France est confrontée à une multiplication des épisodes de chaleur, une tendance confirmée par Météo France, qui attribue ces phénomènes à un réchauffement climatique rendant les canicules plus fréquentes, plus longues et plus intenses. À titre de comparaison, l'année dernière, le bilan définitif de Santé publique France faisait état de 5 700 décès attribuables à l'exposition à la chaleur sur l'ensemble de l'été 2025.
Ces données récentes confirment la persistance et l'aggravation des défis de santé publique posés par les vagues de chaleur successives. Les autorités poursuivent leur surveillance étroite de la situation, tandis que la population est invitée à la plus grande prudence face à ces conditions météorologiques extrêmes.
