L'ÉCHO DU MATIN
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Les États-Unis somment leurs alliés et la Chine de couper leurs liens avec l'Iran

Les États-Unis somment leurs alliés et la Chine de couper leurs liens avec l'Iran

Après près de six mois de conflit et face à l'absence de percée diplomatique, les États-Unis intensifient leur campagne de pression économique maximale contre l'Iran. Washington somme désormais ses alliés ainsi que la Chine de rompre leurs liens commerciaux avec Téhéran, brandissant la menace de sévères répercussions pour ceux qui ne se conformeraient pas à cette nouvelle stratégie. L'objectif affiché est d'obtenir la chute du régime de Téhéran sans relancer des opérations militaires d'envergure.

Cette offensive économique a été clairement articulée par l'administration Trump. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a averti jeudi 20 août, notamment sur la plateforme X, que toute nation "maintenant un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes". Il avait précédemment indiqué à la chaîne CNBC que les pays ne soutenant pas cette démarche seraient considérés comme étant "contre nous". Le vice-président JD Vance, invité d'un podcast conservateur, a souligné que la pression économique représente désormais "l’outil le plus efficace" dont dispose Washington, tout en reconnaissant que la situation serait une "danse délicate" face aux tentatives de riposte iraniennes.

En réaction, le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé ces manœuvres, accusant Washington de "terrorisme économique" par l'intermédiaire de l'agence Irna. Les États-Unis, qui imposent déjà un blocus maritime et de multiples sanctions à l'Iran, ont par ailleurs annoncé jeudi de nouvelles mesures ciblant un réseau de financement du Hezbollah au Liban, soulignant ses liens étroits avec les Gardiens de la Révolution iraniens.

Au cœur de cette stratégie se trouve la Chine, un partenaire commercial essentiel pour l'Iran. Plus d'un quart des échanges commerciaux de Téhéran en 2024 ont été réalisés avec Pékin, qui demeure un important consommateur de pétrole iranien, malgré les sanctions, grâce notamment à une "flotte fantôme". Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a explicitement appelé la Chine à "se mettre au diapason", soulignant l'importance de son adhésion pour l'efficacité de la campagne. La capacité de Washington à rallier Pékin à cette "guerre économique" déterminera en grande partie le rapport de force géopolitique actuel.

Cette intensification de la pression économique survient alors que l'administration Trump fait face à une impasse diplomatique et à des options militaires limitées, dans un contexte d'opinion publique américaine hostile au conflit. Le président Donald Trump avait d'ailleurs promis mardi soir "l’opération économique la plus écrasante jamais entreprise" contre l'Iran. Parallèlement, l'armée américaine a annoncé l'arrivée d'un nouveau porte-avions au Moyen-Orient, remplaçant l'USS Abraham Lincoln, dont le déploiement prolongé avait soulevé des inquiétudes quant aux conditions de vie de l'équipage. Scott Bessent tiendra lundi une conférence de presse pour détailler les prochaines étapes de cette offensive économique, qui pourrait, selon lui, éviter une reprise des opérations militaires à grande échelle, "pour le moment".

Source originale : france24.com

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