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Après l'accord conclu aux Etats-Unis, Bruxelles demande à Meta de "protéger aussi nos enfants" en Europe

Après l'accord conclu aux Etats-Unis, Bruxelles demande à Meta de "protéger aussi nos enfants" en Europe

Suite à un accord majeur conclu aux États-Unis, la Commission européenne a officiellement pressé Meta, le groupe propriétaire de Facebook et Instagram, d'étendre des mesures de protection similaires pour les enfants et adolescents à travers l'Union européenne. Cette demande intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l'impact des réseaux sociaux sur la jeunesse.

L'exécutif européen réagit ainsi à un engagement pris par Meta mercredi dernier avec une cinquantaine d'États et territoires américains. Cet accord prévoit le versement d'une somme pouvant atteindre 17 milliards de dollars et l'implémentation de restrictions sur certaines fonctionnalités d'Instagram et Facebook spécifiquement destinées aux utilisateurs adolescents. L'objectif est de réduire les effets potentiellement néfastes de ces plateformes sur ce public vulnérable.

Jeudi 27 août, Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne pour le numérique, a clairement exprimé les attentes de Bruxelles. Il a souligné la nécessité d'une "gestion adéquate du temps passé devant les écrans" et la mise en place d'un "contrôle parental approprié" sur ces plateformes au sein de l'UE. Selon lui, il incombe désormais à l'entreprise de proposer ces engagements concrets afin d'assurer une protection équivalente pour les jeunes européens.

Cette interpellation de Meta ne constitue pas une démarche isolée de la part des autorités européennes. Le géant technologique est en effet déjà sous le coup d'une enquête de la Commission européenne lancée en mai 2024. Cette investigation porte spécifiquement sur les risques d'addiction liés à Facebook et Instagram, notamment chez les mineurs, reprochant à Meta de ne pas limiter suffisamment les mécanismes susceptibles de favoriser une dépendance.

M. Regnier a insisté sur la responsabilité de l'entreprise, déclarant que "la balle est dans le camp de Meta". La Commission européenne maintient ainsi sa ferme position, réclamant des actions concrètes et des garanties solides de la part de Meta pour la sécurité et le bien-être des enfants et adolescents utilisant ses services sur le continent.

Source originale : franceinfo.fr

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