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Maghreb

Népal: le bilan des morts monte à 359 personnes

Népal: le bilan des morts monte à 359 personnes

Une catastrophe naturelle dévastatrice a frappé le nord du Népal mercredi, près de la frontière chinoise, provoquant des crues d'une violence exceptionnelle qui ont fait au moins 359 morts, selon un bilan actualisé de la police népalaise. Trois décès supplémentaires ont été rapportés au Tibet par les autorités chinoises, portant le nombre provisoire de victimes à 362. Au-delà des pertes humaines confirmées, la région est confrontée à une crise majeure avec plus de 1 300 personnes toujours portées disparues, laissant craindre une aggravation du bilan.

La force inouïe de cette crue a ravagé la vallée de la rivière Trishuli, située dans le district de Nuwakot, au nord de la capitale Katmandou, ainsi que la vallée de la Bhotekoshi à l'est. Vingt-quatre heures après l'événement, les autorités népalaises restent sans nouvelles de 823 individus. Parmi eux, une part significative, soit 517 personnes, sont des ressortissants étrangers. Le bureau du tourisme local a notamment identifié 178 Indiens, aux côtés de citoyens britanniques, malaisiens, australiens, néerlandais, américains, portugais, sud-africains, coréens et ukrainiens.

L'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) a avancé une explication à l'origine de ce drame : l'effondrement d'un glacier. Cet événement cataclysmique aurait engendré un séisme de magnitude 5,2, suivi de vastes glissements de terrain. Face à l'urgence, l'armée népalaise a mobilisé ses hélicoptères, permettant d'évacuer 105 personnes des zones sinistrées et d'acheminer du matériel médical et une aide humanitaire vitale aux populations isolées.

Un rapport technique préliminaire, diffusé jeudi par le gouvernement népalais, met en garde contre la persistance d'un danger imminent. Un lac formé à la suite de l'avalanche n'ayant pas encore été entièrement drainé, la possibilité d'une nouvelle coulée ne peut être écartée. De l'autre côté de la frontière, au Tibet, la situation est tout aussi critique. Les torrents de boue ont enseveli la zone de Gyirong Port, où trois décès et 558 disparitions ont été recensés, dont 260 étrangers. Le ministère chinois des Affaires étrangères a par ailleurs indiqué qu'une centaine de ses ressortissants manquaient à l'appel côté népalais.

Ces inondations et glissements de terrain sont des phénomènes récurrents au Népal et dans plusieurs régions d'Asie du Sud, particulièrement pendant la saison de la mousson, qui s'étend généralement de juin à septembre. Toutefois, les scientifiques soulignent que le changement climatique contribue à l'intensification et à la fréquence de ces événements météorologiques extrêmes, rendant de telles catastrophes potentiellement plus dévastatrices à l'avenir.

Source originale : fr.hespress.com

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