L'ÉCHO DU MATIN
Géopolitique

Trump menace de bombarder "fort" l'Iran après de premiers échanges de frappes en un mois

Trump menace de bombarder "fort" l'Iran après de premiers échanges de frappes en un mois

Les tensions entre les États-Unis et l'Iran ont connu une nouvelle escalade militaire directe lundi, après une période d'accalmie d'environ un mois. Le président américain, Donald Trump, a averti Téhéran d'une riposte "forte" suite à des échanges de frappes qui ravivent les craintes d'un conflit ouvert dans la région.

Cette recrudescence des hostilités a débuté avec une opération menée par les forces américaines. Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a confirmé avoir bombardé deux lanceurs de roquettes iraniens situés sur l'île stratégique de Larak, dans le détroit d'Ormuz. Cette action aurait été déclenchée après l'observation des Gardiens de la Révolution iranienne, une puissante force armée, se préparant à lancer des roquettes chargées de mines marines. Les médias iraniens ont fait état de trois morts et sept blessés suite à ces frappes.

Téhéran n'a pas tardé à répliquer, visant des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis au moyen de missiles et de drones. La Jordanie a annoncé avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien, tandis que les Émirats ont détecté un drone au-dessus de leurs eaux territoriales, qualifiant cet acte d'"escalade dangereuse". Les forces armées iraniennes ont par ailleurs mis en garde les pays voisins contre une riposte "bien plus forte" si de nouvelles agressions américaines devaient être lancées depuis leur territoire. C'est dans ce contexte de représailles que le président Trump a averti d'une réponse sévère.

Malgré cette escalade militaire, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé ne pas souhaiter la poursuite du conflit, estimant que cela n'était dans l'intérêt ni de Téhéran ni de la région. Il a indiqué que son pays continuait d'œuvrer pour parvenir à un accord. En marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghizstan, il a rencontré le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur, en présence des présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine. Ce regain de tension a immédiatement provoqué une hausse des cours du pétrole, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars, reflétant l'inquiétude des marchés.

Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé ses regrets face à la reprise "très regrettable" des affrontements, appelant à la "retenue maximale" et à la reprise du dialogue entre les deux nations. Alors que le conflit en est à son septième mois et que les négociations sont au point mort, ces récents échanges de frappes marquent un tournant dangereux après une période principalement axée sur la "guerre économique", faisant craindre une conflagration régionale encore plus dévastatrice.

Source originale : france24.com

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