L'ÉCHO DU MATIN
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Hong Kong : l'une des figures prodémocratie, Joshua Wong, plaide coupable de collusion

Hong Kong, le 2 septembre – Joshua Wong, figure emblématique du mouvement prodémocratie, a plaidé coupable d'entente avec des forces étrangères ce mercredi, lors d'une audience de son procès pour atteinte à la sécurité nationale. Âgé de 29 ans, le militant est déjà incarcéré et purge une peine de près de cinq ans pour subversion. Cette nouvelle accusation, qui lui a été signifiée en 2025 en vertu de la loi sur la sécurité nationale, le place face à la perspective d'une peine pouvant aller jusqu'à la prison à perpétuité.

L'ancien leader étudiant s'est levé du banc des accusés pour confirmer son plaidoyer au juge, déclarant distinctement : « Je confirme ». Les procureurs lui reprochent spécifiquement d'avoir sollicité des entités étrangères – qu'il s'agisse de pays, d'individus ou d'institutions – afin qu'elles imposent des sanctions, des blocus ou mènent d'autres actions hostiles à l'encontre de la Chine et de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Ces allégations font suite à l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin.

Adoptée en 2020, cette législation a considérablement restreint l'espace civique et politique dans la place financière asiatique, autrefois réputée pour son dynamisme démocratique. Les autorités chinoises justifient ce texte comme étant indispensable pour rétablir la stabilité et mettre fin aux troubles politiques. Dans le cadre des charges retenues, Joshua Wong aurait activement cherché un soutien international en s'exprimant dans les médias pour demander des sanctions et en rencontrant des personnalités politiques étrangères de premier plan, dont l'ancienne présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, et le secrétaire d'État actuel, Marco Rubio. Il lui est également reproché d'avoir utilisé les réseaux sociaux, à l'instar d'autres activistes, pour promouvoir leurs activités et attirer l'attention et l'appui de la communauté internationale.

Le parcours de Joshua Wong est marqué par son engagement précoce, notamment lors du Mouvement des Parapluies il y a plus d'une décennie, et sa participation aux manifestations parfois violentes de 2019, qui ont précédé l'adoption de la loi sur la sécurité nationale. Il fut également l'un des dirigeants du parti Demosisto, prônant l'autodétermination de Hong Kong, formation qui s'est dissoute après l'instauration de la loi controversée. En novembre 2024, il avait été condamné à 56 mois de prison pour subversion dans le cadre du procès des « 47 de Hong Kong », le plus important jamais mené sous la loi sur la sécurité nationale, visant des militants ayant organisé des primaires informelles en 2020.

Des organisations de défense des droits humains estiment que ces nouvelles accusations visent à prolonger indéfiniment la détention de Joshua Wong, qui devait initialement être libéré prochainement. Alors qu'il entrait dans le box des accusés ce mercredi, le militant a levé la main en direction de ses partisans, esquissant un sourire et un hochement de tête en réponse à un cri d'encouragement : « Tiens bon ! ».

Source originale : france24.com

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