L'ÉCHO DU MATIN
Maghreb

Elections 2026 : le PPS veut faire du sport un service public doté d'une enveloppe de 15 MMDH

Elections 2026 : le PPS veut faire du sport un service public doté d'une enveloppe de 15 MMDH

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) met en lumière une proposition ambitieuse pour le secteur sportif national, à l'approche des échéances électorales de 2026. Pour le mandat 2027-2031, la formation politique souhaite transformer radicalement la place du sport en le hissant au rang de service public essentiel, perçu comme un moteur de développement humain, de santé publique et de cohésion sociale. Cette vision novatrice s'accompagnerait d'un investissement supplémentaire de 15 milliards de dirhams (MMDH) sur cinq ans, ce qui représente une augmentation d'environ un tiers des dépenses publiques annuelles allouées à ce domaine.

Le diagnostic établi par le PPS révèle plusieurs faiblesses structurelles actuelles. Le parti pointe du doigt de profondes inégalités territoriales dans l'accès aux infrastructures sportives, la marginalisation de la pratique en milieu scolaire, un manque de transparence dans la gouvernance et un encadrement insuffisant des activités. En dehors du football, le secteur est jugé largement sous-exploité, avec moins de 350 000 licenciés enregistrés, alors que le potentiel est estimé à plus de 6 millions de personnes.

Pour inverser cette tendance, la feuille de route du Parti du Livre s'articule autour de trois axes fondamentaux : la démocratisation de l'accès au sport, la refonte d'un service public équitable et la structuration d'une véritable filière économique. Le PPS vise le cap du million de licenciés d'ici 2031, l'augmentation du taux de pratique régulière chez les jeunes à 50 %, et l'accès pour 80 % des citoyens à des installations sportives de proximité. Sur le plan économique, la création de 100 000 emplois directs et indirects est envisagée. Un budget de 2,5 MMDH serait alloué à la construction et la réhabilitation de 5 000 terrains de proximité, privilégiant les zones rurales et les quartiers défavorisés. L'éducation physique obligatoire passerait à quatre heures hebdomadaires dès le primaire, soutenue par la formation de 20 000 encadrants (contre 10 000 actuellement), pour un investissement d'un milliard de dirhams.

Le sport de haut niveau n'est pas en reste, avec une enveloppe de 5 MMDH dédiée à sa refonte. Un projet phare est la création d'un Institut national du sport de haut niveau, complété par un réseau régional de détection des talents basé sur des données biométriques. Sur le volet social, 2 MMDH seraient réservés à la couverture médicale obligatoire pour tous les pratiquants, à l'instauration d'une retraite sportive pour les athlètes d'élite et à leur réinsertion professionnelle. En matière de gouvernance, le PPS propose une loi-cadre, la limitation des mandats des dirigeants, des audits annuels obligatoires pour les fédérations (dotées de 500 millions de dirhams) et la mise en place d'une autorité indépendante de régulation. La promotion du sport féminin recevrait 500 millions de dirhams, avec un objectif de 40 % de femmes dans les instances dirigeantes d'ici 2031. Enfin, 2,5 MMDH seraient injectés pour structurer l'industrie sportive nationale.

Ces propositions, détaillées en amont des prochaines élections, traduisent la volonté du PPS de positionner le sport comme un pilier central du développement sociétal et économique du pays, en le dotant des moyens financiers et structurels nécessaires à une transformation profonde et durable.

Source originale : fr.hespress.com

← Lire L'Écho du Matin en entier