Dans la nuit du 1er au 2 septembre, un petit village du sud de l’Iran, Kuhestak, situé dans la province d’Hormozgan au bord du golfe Persique, a été le théâtre de frappes aériennes. Des missiles et des drones kamikazes, attribués aux forces américaines, ont visé la localité, mais les conséquences de cette attaque soulèvent de vives interrogations. Des témoins sur place, ainsi que le Croissant-Rouge iranien, affirment qu'une cérémonie de mariage a été directement touchée, entraînant un lourd bilan humain.
Les informations disponibles indiquent que le bâtiment où se déroulait le mariage a subi des dégâts considérables. Des images choquantes montrent un toit entièrement détruit et des débris éparpillés sur des dizaines de mètres autour du point d'impact. La violence de l'attaque est également illustrée par des vidéos tournées dans un hôpital local, dévoilant de nombreux blessés, dont une majorité d'enfants, ainsi que le corps sans vie d'un jeune garçon. Selon le Croissant-Rouge iranien, ces frappes ont coûté la vie à cinq personnes, dont un enfant, et ont blessé 68 autres individus.
L'objectif principal de l'attaque semblait être une tour de télécommunications, dont la destruction est documentée par des vidéos d'habitants. Cependant, le bâtiment où se tenait le mariage se trouvait à une distance d'environ 135 mètres de cette tour. Une influenceuse locale, "Motahereh7", qui dit avoir participé à la cérémonie, a fermement déclaré sur les réseaux sociaux qu'il n'y avait "absolument aucune infrastructure militaire à proximité de cette maison". Des images de vidéosurveillance ont enregistré au moins six explosions distinctes, suggérant l'intensité des frappes. L'analyse des vidéos par des experts indique que le lieu du mariage a été directement impacté, et non endommagé par des éclats d'obus.
La nature des armes utilisées est également examinée. Des débris de missiles suggèrent l'emploi possible d'un missile de croisière SLAM-ER, que son fabricant, Boeing, décrit comme l'une des armes les plus précises de l'arsenal naval américain. Cependant, il n'a pas été possible de confirmer de manière indépendante l'origine exacte des débris filmés sur le site. Ces événements soulèvent de sérieuses questions sur la précision du ciblage et la protection des civils lors d'opérations militaires dans des zones habitées.
