L'ÉCHO DU MATIN
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Syrie : Benjamin Netanyahu se rend dans la "zone de sécurité" qu'Israël occupe depuis 2024

Damas a vivement réagi ce mercredi à la visite du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et de son ministre de la Défense, Israël Katz, auprès de troupes israéliennes déployées sur le sol syrien. Qualifiant cette démarche de "provocatrice" et de "violation flagrante" de sa souveraineté, le ministère syrien des Affaires étrangères a exprimé sa ferme condamnation dans un communiqué, soulignant l'indignation face à la présence de responsables israéliens sur son territoire.

Le déplacement de Benjamin Netanyahu s'est déroulé ce mercredi 9 septembre sur le versant syrien du mont Hermon, une zone frontalière entre les deux pays. Accompagné de son ministre de la Défense, Israël Katz, le chef du gouvernement israélien a rencontré les soldats stationnés dans cette région. Cette visite intervient alors que le Premier ministre avait déjà effectué une précédente incursion en Syrie en novembre 2025, et que le ministre de la Défense, Israël Katz, s'était lui-même rendu auprès des troupes dans le sud de la Syrie il y a seulement deux semaines, suscitant déjà la réprobation de Damas.

La présence militaire israélienne dans cette zone, qualifiée de "zone de sécurité" par Tel-Aviv, est effective depuis la fin de l'année 2024. C'est à cette période que le régime du président Bachar al-Assad a été renversé par une coalition de rebelles menée par l'islamiste Ahmad al-Charaa. Depuis l'arrivée au pouvoir de ce dernier à Damas, Israël a intensifié ses actions en Syrie, menant des centaines de frappes aériennes et des incursions terrestres dans le sud du pays.

L'armée israélienne a notamment déployé des troupes dans l'ancienne zone tampon du plateau du Golan, auparavant sous surveillance de l'ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes. C'est dans ce secteur qu'Israël affirme avoir établi sa "zone de sécurité". Benjamin Netanyahu a réaffirmé la position de son pays, déclarant ce mercredi : "Nous ne permettrons à aucune armée terroriste de s'implanter à notre frontière."

Des responsables israéliens ont également fait part à plusieurs reprises de leur intention de maintenir une présence militaire dans cette "zone de sécurité", avec l'objectif d'y instaurer une zone démilitarisée plus étendue. Cette politique d'affirmation de la présence israélienne sur le territoire syrien continue d'alimenter les tensions régionales et de soulever des questions sur le respect de la souveraineté nationale syrienne.

Source originale : france24.com

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