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Géopolitique

Liban : Israël dynamite des tunnels du Hezbollah et provoque un mini-séisme

Liban : Israël dynamite des tunnels du Hezbollah et provoque un mini-séisme

L'armée israélienne a mené jeudi une opération d'envergure dans le sud du Liban, détruisant des infrastructures souterraines du Hezbollah sur la crête d'Ali Taher. Cette déflagration, d'une puissance considérable, a provoqué une secousse tellurique équivalente à un mini-séisme, ressentie par de nombreux habitants de la région et enregistrée par les agences sismologiques internationales.

La destruction de ces fortifications, qualifiées de terroristes par Israël, a eu lieu le jeudi 10 septembre. L'explosion a été si intense que l'Agence américaine de sismologie (USGS), une référence mondiale, a relevé une secousse de magnitude 4,1. Ce phénomène s'est produit à 18h08 GMT dans la zone de Nabatiyé, où se situe la crête d'Ali Taher. Des journalistes de l'Agence France-Presse présents sur place ont rapporté avoir entendu plusieurs détonations distinctes, tandis qu'une vidéo partagée par le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, montrait une gigantesque boule de feu s'élevant dans la nuit.

Selon les autorités israéliennes, cette action s'inscrit dans le cadre de la prise de contrôle récente de la crête d'Ali Taher par leurs troupes. Israël affirme que le Hezbollah, groupe pro-iranien, avait creusé de nombreux tunnels dans cette zone montagneuse, leur permettant de lancer des drones et des missiles contre des positions militaires israéliennes dans le sud du Liban et, au-delà, contre le nord d'Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et Israël Katz ont conjointement déclaré que la destruction de ces infrastructures souterraines, comprenant un complexe de commandement central de l'unité Badr du Hezbollah, achevait l'établissement d'une "zone de sécurité" visant à prévenir toute attaque.

Sur le terrain, la secousse a profondément marqué les populations locales. Joëlle Fares, une habitante de Marjeyoun, à seulement cinq kilomètres d'Ali Taher, a témoigné auprès de l'AFP : « Nous étions assis et tout a tremblé. Il y a eu une odeur de poudre brûlée, on a sursauté. » L'Agence nationale d'information (Ani), l'agence officielle libanaise, a également fait état de cette opération de dynamitage. Des correspondants de l'AFP ont ressenti des secousses avant d'entendre une forte détonation, et des ondes de choc auraient même atteint Saïda, une ville côtière située à une quarantaine de kilomètres de la capitale.

Cette destruction ciblée souligne la tension persistante dans la région frontalière entre le Liban et Israël, où les forces israéliennes occupent une partie du territoire. L'opération réaffirme la volonté d'Israël de neutraliser ce qu'il perçoit comme des menaces directes émanant du Hezbollah, dans un contexte de conflit latent et de tentatives de sécurisation de ses frontières nord.

Source originale : france24.com

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