Dacian Ciolos, ancien Premier ministre roumain et ex-commissaire européen, s'est officiellement lancé dans la course à la direction de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Seul candidat européen et masculin en lice face à trois femmes africaines, il a récemment détaillé sa vision pour l'avenir de l'organisation. Il insiste sur une Francophonie qui, tout en reconnaissant le rôle central de l'Afrique, doit impérativement étendre son influence au-delà de ce continent, une approche qu'il aborde avec une "grande confiance".
M. Ciolos reconnaît que l'avenir de la Francophonie "se situe indubitablement en Afrique", mais il souligne que sa portée ne saurait s'y restreindre. Il prône un réseau international dynamique, où l'Afrique occuperait une place prépondérante, mais au sein duquel toutes les autres nations membres seraient activement engagées. Selon lui, cette stratégie est dans l'intérêt des pays africains, car elle permettrait d'éviter que la Francophonie ne soit perçue comme une simple entité régionale, majoritairement africaine et dépendante des financements de quelques pays du Nord.
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