Une avancée majeure dans le domaine de la robotique domestique est sur le point de transformer notre quotidien. L'entreprise française Flourish Robots a récemment ouvert les précommandes pour son robot humanoïde destiné aux foyers, marquant ainsi une étape significative dans la commercialisation de ces technologies en France. Les premières livraisons sont prévues pour décembre 2026, avec un prix fixé à 3 130 euros, selon les informations partagées par Charlie Perreau, cheffe du service Tech-Médias-Start-up aux « Échos », lors de l'émission « À suivre Loïc de la Mornais ».
Ce nouveau compagnon robotique, pesant moins de vingt kilogrammes, est conçu pour assister les particuliers dans une série de tâches ménagères courantes. Il pourra notamment ranger des objets, charger un lave-vaisselle, nettoyer une table ou encore arroser des plantes, offrant une autonomie appréciable de douze heures. Son utilisation est intuitive : il suffit de définir les étapes de la tâche souhaitée et de le piloter via un smartphone, comme l'explique Charlie Perreau. Cependant, la journaliste souligne que ce modèle, tant par son esthétique que par sa dextérité, ne rivalise pas encore avec les standards établis par l'industrie chinoise, leader incontesté du secteur.
Le marché des robots humanoïdes est en pleine effervescence, avec environ 150 entreprises spécialisées en Chine, où cette technologie est une priorité nationale, comme en témoignent les championnats dédiés et l'entrée en bourse de sociétés comme Unitree. Les États-Unis ne sont pas en reste, avec des acteurs majeurs tels que 1X Technologies et son modèle Neo, dont le coût avoisine les 20 000 dollars. Malgré ce dynamisme international, le déploiement de ces robots dans les foyers rencontre deux obstacles principaux : la complexité de leur intégration dans l'environnement domestique et leur coût. Charlie Perreau s'interroge sur la somme que les consommateurs seraient prêts à investir pour un robot capable de réaliser des tâches du quotidien.
À l'inverse des applications domestiques, les robots humanoïdes ont déjà trouvé leur place dans le milieu industriel. Une étude de Bank of America anticipe 90 000 livraisons d'humanoïdes en usine pour 2026, un chiffre en forte progression, bien qu'il reste modeste comparé aux millions de robots industriels classiques. En France, la start-up Wandercraft déploie déjà son modèle Calvin chez Renault, tandis que d'autres initiatives, comme le prototype de petit robot élaboré en neuf mois par Uma, émergent.
Malgré les défis posés par le prix et l'intégration dans l'environnement domestique, le marché de la robotique humanoïde est identifié comme l'un des plus prometteurs pour les années à venir. La commercialisation du robot de Flourish Robots ouvre une nouvelle ère, mais la pleine adoption de ces technologies par le grand public dépendra de leur capacité à devenir à la fois plus abordables et parfaitement adaptées aux besoins spécifiques des foyers.