L'ÉCHO DU MATIN
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🔴 En direct : "Les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens", dit Sébastien Lecornu

🔴 En direct : "Les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens", dit Sébastien Lecornu

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est exprimé mercredi soir depuis Matignon, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation lycéenne, pour aborder la colère des jeunes et les actions gouvernementales. Reconnaissant que "la colère des jeunes ne vient pas de nulle part", il a insisté sur la nécessité d'écouter leurs angoisses, tout en condamnant fermement les violences observées. Son allocution intervient alors que l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante, soutenues par plusieurs syndicats de l'éducation, ont appelé à de nouveaux rassemblements nationaux pour jeudi.

Dans sa prise de parole, le chef du gouvernement a affirmé que les temps de dialogue initiés se poursuivraient dès jeudi dans chaque établissement scolaire et jusqu'à la semaine prochaine. Il a également souligné le succès d'une plateforme de dialogue mise en place par le ministère de l'Éducation nationale, qui a déjà recueilli plus de 40 000 contributions. Lecornu a promis des "réponses concrètes, rapides et financées", dont les premières décisions gouvernementales devraient être présentées d'ici la fin du mois d'octobre pour tenter d'apaiser la crise.

Par ailleurs, Sébastien Lecornu a tenu à clarifier la doctrine des forces de l'ordre face aux manifestants. Il a assuré que, contrairement à certaines allégations, la police et la gendarmerie n'avaient "pas pour instruction d'affronter les lycéens". Leur mission, a-t-il précisé, consiste avant tout à protéger les individus et les biens, à garantir le respect de la loi et à permettre l'accès aux établissements scolaires. Le Premier ministre a également accusé certains responsables politiques d'instrumentaliser la colère des jeunes à des fins électorales, rappelant qu'il était inadmissible de "jouer avec la sécurité des jeunes de France".

Ces déclarations interviennent dans un contexte tendu. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a défendu sa gestion du maintien de l'ordre devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, rejetant toute idée de "répression policière" et affirmant qu'aucune erreur stratégique n'avait été commise. Depuis le 28 septembre, les autorités recensent 6 629 interpellations, avec 761 policiers et gendarmes blessés, 215 élèves blessés et 89 membres du personnel enseignant également touchés. En réaction à l'allocution, Manuel Bompard a déploré l'absence de "mesure concrète", tandis que Marine Tondelier a estimé que Sébastien Lecornu organisait les "prémisses de la convergence des luttes".

Le gouvernement tente ainsi de concilier une posture d'écoute et de dialogue avec une ferme volonté de maintien de l'ordre public. L'attente est désormais forte concernant les annonces de fin octobre, qui devront apporter des réponses tangibles aux angoisses exprimées par la jeunesse, tout en assurant la sécurité et la sérénité du cadre scolaire.

Source originale : france24.com

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