Le pape Léon XIV, âgé de 71 ans, a récemment subi une intervention chirurgicale pour l'ablation d'une masse cancéreuse pulmonaire. L'opération, qui s'est déroulée mardi à l'hôpital Gemelli de Rome, visait à traiter un adénocarcinome pulmonaire. Le souverain pontife est désormais en période de convalescence, après une procédure qui s'est déroulée comme prévu.
L'intervention chirurgicale, d'une durée d'environ 90 minutes, a consisté à retirer le lobe inférieur du poumon droit du Saint-Père. Cette décision a été prise pour prévenir toute propagation ou aggravation de l'adénocarcinome. Le Vatican avait précédemment annoncé que le nodule avait été détecté à un stade très précoce, une information cruciale pour le pronostic.
L'adénocarcinome pulmonaire est le type le plus courant de cancer du poumon non à petites cellules, une catégorie qui représente la majorité des diagnostics. La docteure Juanita Mora, porte-parole de l'American Lung Association, a précisé que ce type de tumeur est généralement un cancer primaire, ce qui signifie qu'il prend naissance dans le poumon et n'est pas le résultat d'une propagation d'un autre cancer. Bien que le tabagisme soit le facteur de risque le plus connu, David Carbone, directeur du centre d'oncologie thoracique de l'Ohio State University, rappelle qu'un nombre significatif de cancers du poumon sont diagnostiqués chez des personnes n'ayant jamais fumé ou ayant arrêté depuis de nombreuses années.
Malgré la gravité générale du cancer du poumon, qui demeure la première cause de décès par cancer dans le monde selon l'Organisation Mondiale de la Santé, les perspectives pour l'adénocarcinome détecté tôt sont considérées comme favorables. Les experts soulignent qu'en cas de prise en charge précoce et d'ablation chirurgicale complète de la tumeur, le taux de survie à cinq ans des patients peut se situer entre 80% et 98%. Dans de telles circonstances, un patient peut guérir et ne pas voir sa survie menacée par la maladie, comme l'a confirmé David Spigel, oncologue spécialisé.
La procédure à laquelle le pape a été soumis est jugée standard par le corps médical. Le docteur David Carbone a notamment tenu à rassurer sur les conséquences d'une telle ablation, expliquant que les poumons disposent d'une grande capacité de réserve. La détection précoce du nodule, annoncée par le pape lui-même, a permis une intervention rapide. Le Saint-Père poursuit sa récupération avec des perspectives de rétablissement jugées globalement positives par les médecins.
