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Géopolitique

Yémen : les Houthis frappent le palais présidentiel d’Aden, faisant au moins quatre morts

Yémen : les Houthis frappent le palais présidentiel d’Aden, faisant au moins quatre morts

Le Yémen a été le théâtre d'une nouvelle escalade militaire le jeudi 15 octobre, alors que les forces houthies ont ciblé le complexe présidentiel d'Aden, siège du gouvernement yéménite internationalement reconnu et soutenu par l'Arabie saoudite. Cette attaque, qui a impliqué le tir de cinq missiles, a entraîné la mort d'au moins quatre personnes et a blessé une douzaine d'autres, marquant une reprise significative des hostilités depuis juillet dernier.

Selon les informations communiquées par le ministre de l'Information et des sources gouvernementales citées par l'AFP, le Premier ministre et les membres de son cabinet sont sortis indemnes de l'assaut. Néanmoins, l'impact des missiles a été dévastateur à l'intérieur du complexe. Un ministre yéménite, s'exprimant anonymement, a précisé que trois missiles avaient touché un centre de commandement de l'armée yéménite, tandis que les deux autres avaient atteint un poste de commandement de la coalition dirigée par Ryad. Les victimes incluent des ressortissants yéménites et saoudiens.

Les Houthis, groupe rebelle soutenu par l'Iran, ont revendiqué cette frappe par la voix de leur porte-parole militaire, Yahya Saree. Ce dernier a affirmé que leurs forces avaient délibérément visé le "quartier général des opérations militaires de l'ennemi saoudien" au sein du palais, qualifiant toute "présence militaire saoudienne" de cible légitime. Cette attaque survient le même jour où la coalition saoudienne a annoncé avoir intercepté un missile dans la région de Médine, en Arabie saoudite, témoignant de la persistance des tirs houthistes au-delà des frontières yéménites.

Parallèlement à l'attaque d'Aden, les forces gouvernementales yéménites ont rapporté que les Houthis avaient également lancé plusieurs missiles balistiques sur Marib, une ville stratégique et pétrolifère sous contrôle gouvernemental, située dans le centre du pays. Malgré cette recrudescence des violences, le Premier ministre Shaya Mohsen Zindani a déclaré sur les réseaux sociaux que le gouvernement, contraint de quitter la capitale Sanaa en 2015 après sa prise par les Houthis, maintient la continuité de ses fonctions.

Ces développements interviennent dans un contexte humanitaire déjà désastreux. Le Yémen, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, est au bord d'une "catastrophe humanitaire" exacerbée par l'intensification des affrontements, a averti El-Khidir Daloum, représentant du Programme alimentaire mondial (PAM). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a également alerté sur la saturation des infrastructures médicales à travers le pays, soulignant l'urgence d'une désescalade pour soulager les populations civiles.

Source originale : france24.com

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